Histoire

Histoire

La commune d’Aulnay-la-Rivière comprend, outre Aulnay, trois hameaux: Échainvilliers, Farault et Villereau. De Farault, les archives ne nous disent que peu de choses: il est cité comme fief appartenant au seigneur des Grèves et d’Aulnay et son histoire est probablement celle du château des Grèves. L’histoire est bien plus riche pour le bourg, Échainvilliers et Villereau. Les archéologues nous parlent d’une présence humaine lointaine.

A Aulnay la Rivière, l’histoire a laissé des traces…
Aux populations préhistoriques qui s’installèrent sur les hauteurs succédèrent quelques millénaires plus tard les Romains qui dotèrent la Beauce d’un réseau routier très dense afin de favoriser les échanges et le commerce (pour notre région : la voie pavée reliant Orléans à Reims).

Le village d’Aulnay, Alnetum, est sorti au Moyen-Âge du défrichement d’un bois où les aulnes, du latin Alnus, abondaient, ce qui lui valut, en raison de sa situation sur les bords de l’Essonne, le nom d’Aulnay-la-Rivière, Alnetum-Riparie. Il est d’origine très ancienne puisque en 1060, le chevalier Ingran de Pithiviers était seigneur d’Aulnay-la-Rivière c’est-à-dire du château des Grèves qui prendra plus tard le nom de Rocheplatte.
Lors d’un labour en 1921, un sarcophage datant de l’époque mérovingienne fut découvert au Paradis. Les ossements ne furent pas dispersés et le sarcophage fut laissé à sa place mais enterré à une plus grande profondeur afin de n’être plus jamais dérangé.
Au XIIe siècle, Aulnay était du diocèse de Sens, de l’Intendance d’Orléans et de l’Élection de Pithiviers. Les fiefs relevaient: partie de la Châtellenie d’Yèvre-le-Châtel, partie d’Augerville-la-Rivière, ancienne dépendance de Grez-sur-Loing et de Nemours.
La paroisse comptait 72 feux et 300 communiants. Son territoire, d’environ 1250 hectares, comprenait un vignoble d’au moins 200 hectares; la plupart de ses habitants étaient vignerons.
Au nord, au-dessus des coteaux plantés de vignes, s’ouvrait l’immense plaine cultivée en grande partie par les grosses fermes du hameau d’Echainvilliers. Dans le passé très lointain, l’appellation d’Alnetum-Riparie ne s’appliquait qu’à la simple agglomération de ce qui est aujourd’hui le bourg. Elle était limitée à l’ouest par un domaine primitif qui apparaît comme ayant toujours été la clef de voûte de la future paroisse d’Aulnay-la-Rivière. Ce domaine avait nom les Grèves, sans doute parce qu’il s’élevait sur une plage de sable ou de cailloux au bord de la rivière.

Vers 1082, Isembard et Geoffroy, fils d’Ingran de Pithiviers, seigneur des Grèves, avaient donné aux religieux de Saint-Germer (Abbaye de Morigny), une ferme abandonnée qu’ils possédaient à Echainvilliers.

Vers 1236, Galeran de Crâne (Escrennes) seigneur d’Aulnay-la-Rivière, légua à sa mort Aulnay-la-Rivière au plus jeune des ses fils, Jean, qui fixa sa résidence à Echainvilliers et en prit le nom (Jean 1er d’Échainvilliers).

A la révolution, la ferme des moines de Morigny fut vendue comme bien national et acquise par la famille Sédard qui l’habitait et en cultivait les terres depuis 1729.

Tous ces domaines, au gré des guerres, des successions, des ventes et des donations passeront de main en main.

Traditions

Tout un patrimoine méconnu, qualifié trop longtemps de mineur est disséminé à Aulnay et aux alentours.
Ultime témoignage d’une société rurale en voie de disparition, n’est-il pas digne d’être mis en valeur et signalé aux randonneurs et touristes?
Sur la route de Puiseaux, une ferme manoir du XIVe siècle, la « Grand Cour », a été restaurée par ses propriétaires.
A Villereau, une église gothique désaffectée est propriété privée depuis 1958.
A Aulnay même, en bordure de rivière, un lavoir rappelle que ces bâtiments collectifs consacrés au lavage du linge se multiplièrent dès la seconde moitié du XIXe siècle.
Au dessus du bourg, en direction de Manchecourt, un calvaire du début du XVIIIe siècle, constitué d’une modeste croix de fer plantée sur une haute colonne de pierre, est tout à la fois un repère indispensable et le signe de la consécration du pays à Dieu.
La croix hosannière, sise au centre du cimetière d’Aulnay, est datée de 1862. Une autre croix érigée au milieu des champs à Echainvilliers est dédiée à Saint Roch. Toutes dressent vers le ciel leur geste de bénédiction.
Elles sont les ultimes manifestations d’une piété populaire qui s’exprimait dans une ferronnerie campagnarde de qualité.